De l'usage de nos impôts
Un coup de gueule en passant à propos de l'usage de la redevance télévisuelle
Cet impôt non progressif, censé financer le service public de télévision, à savoir France 2, France 3, France 5, entre autres, pourrait à mon sens avoir un autre objectif que le financement de l'industrie de divertissement américaine.
Passe encore que la redevance finance les programmes sportifs populaires, tel le Tour de France, Roland Garros et la Coupe de la Ligue, qui pourraient être retransmis sur des châines privées...(la question de l'existence d'une spécificité du service publique dans la rediffusion d'évenements sportifs restant cependant à démontrer), mais je suis littéralement tombé de mon siège dimanche dernier quand j'ai vu une annonce des programmes du soir de France 2, à savoir :
- à 20h45 : 2 épisodes de FBI, Portés disparus, une série faisant l'apologie des fonctionnaires de police fédéraux des Etats-Unis (étonnant, sur une chaîne française)
- à 22h25 : un épisode d'Urgences, une série faisant l'apologie de la fonction publique hospitalière de l'hôpital de Chicago
- à minuit : New York 911, une série faisant l'apologie des fonctionnaires de police de la Ville de New York.
N'en jetez plus, heureusement, le journal de la nuit était présenté en français.
Qu'on se comprenne bien, l'industrie cinématographique US a un savoir-faire indéniable pour les séries et en abreuve les télévisions du monde entier. 24, Lost ou Rome sont des bijoux d'inventivité. Mais ces séries, dont l'équivalent est diffusé sur des chaînes privées, sont-elles indispensables au service public? En fin de compte, le produit de ma redevance télévisuelle ne pourrait-il pas servir à payer de vrais fonctionnaires de police ou de vraies infirmières, mais en France...